Du 16 au 20 octobre 2018

RÉSIDENCE TERRE DE MIXES avec PAUL WAMO

Paul WAMO Taneisi, Lauréat du Prix des Musiques du Monde 2017, poète kanak de Nouvelle-Calédonie, situe son art entre l’écriture, l’oralité et la musique. Tour à tour écrivain, slameur/spoken word, performer solo ou accompagné de musiciens, l’artiste venu de l’Océan le plus grand et le plus oublié du Monde tient une parole engagée. Ses textes nous parlent de Mémoire, d’Identité, de là d’où il vient et des bruits du Monde qu’il traverse. Rythme kanak et sonorités actuelles habitent son style, ancré dans ses origines et tendu vers l’Ailleurs.

Semaine sur la Nouvelle Calédonie

Du 16 au 20/10

> Diffusion du film  » Lune d’Avril  » jeudi 17/10 à 18h  > Pot de l’amitié à 19h

de Michel Dacron, tourné au lendemain des évènements de 1988

Regards sur la société Kanak à la veille du référendum d’autodétermination
« Lune d’Avril sur Canala » donne la parole à des Kanak qui affichent leur conviction indépendantiste. Cet engagement bouleverse l’équilibre tribal : Christiane défie la condition des femmes, Soma celle des jeunes, Upan celle de la coutume.
Ce film tourné à la fin des années 1980 à Canala, en Nouvelle-Calédonie, est l’occasion de porter notre regard sur ce territoire français, à la veille du référendum d’autodétermination prévu le 4 novembre 2018.

> Exposition Photos sur la Nouvelle Calédonie. Pour l’expo photographique, l’entrée libre aux horaires de la MJC.

Art kanak – expo vente – livres (tout public) – CD

LE SAMEDI 20 OCTOBRE 2018

15h00 Atelier (sur inscription au 01 64 91 17 80)

19h30 SOIRÉE À TABLE ! Au goût des autres

Repas Kanak au menu : LeBOUGNA

à la MJC (réservation obligatoire places limitées)

21h00 CONCERT « SOL » avec PAUL WAMO 

À la Scène – Entrée libre

« SOL »

SOL Concert de slam mis en musique
Tout public dès 12 ans

PAUL WAMO, UN HOMME DEBOUT !
Il arrive sur scène, le geste posé, le regard calme… et soudain, au premier mot, il happe le spectateur. Paul Wamo est un poète, un voyageur, un homme qui prend le train du monde en marche et nous fait courir avec lui.
Au centre, les paroles et la voix, le rythme et le regard, les gestes : le corps entier est habi-té par les mots. Le jeu scénique de l’artiste, entièrement axé sur sa présence physique, est l’expression d’un homme qui s’interroge sans relâche, avec virulence, parfois avec frénésie, quand autour tout va trop vite.
Témoin effaré d’un monde contemporain en perpétuel mouvement, le poète-slameur tente de rester debout en se délestant de mots:
« On dirait que le jour va finir par mourir et que la nuit va prendre sa revanche.»
“Le Kaillou”
UNE PERCUTANTE SINCÉRITÉ
Paul Wamo s’attache à comprendre son propre parcours en puisant dans ses origines, en explorant le monde actuel en homme courageux parce qu’il se sait vulnérable.
Cette mise à nu atteint le spectateur au fond de lui-même… La sincérité du propos rallume nos propres interrogations.
Il est bien là, le sens de la quête poétique de Paul Wamo : rester en éveil et donner à croire que tout est possible.
SOL, LE CONCERT
Paul Wamo slame ses textes accompagnés de deux musiciens, Wim Welker (guitare, choeurs) et Ulrich Wolters (machines, clavier, saxophone et flûte). Une musique teintée de rock, de folk , de sons électroniques mais également de rythmes kaneka, caribéens, trances. Un mélange inclassable à l’image du poète slameur.

LE PROPOS

TROIS TEMPS, PLUSIEURS RYTHMES
Le concert se compose de trois parties au fil desquelles le poète parle origine, engagement, altérité, espoir et identité.

Le chemin : “je viens de là”
Dans “Je viens de là”, Paul Wamo s’inspire du discours généalogique dit “sur le bois” du nord de la Nouvelle-Calédonie pour interpréter son texte sur un seul et même souffle. Le titre “Kri Kaneka” fait référence au sens et à l’histoire du “kanéka”, musique contemporaine kanak.
“Aemoon” est un parcours à travers Nouméa, la ville où il a grandi, et qu’il a vue se transformer au fil des ans. Écrit en drehu (langue de son île d’ori-gine, Lifou) et en français, “Je reviens” aborde la thématique du retour aux sources, sur la terre maternelle.

L’engagement : “sol”
Dans la deuxième partie, le poète engage sa parole. Il aborde des thèmes écologiques, comme la montée des eaux et l’exploitation intensive des sols, dans “Nous nous souviendrons”, “Sol” et “Petit Pays, Krois”.
“Le Kaillou” (le Caillou : nom familier de la Nouvelle-Calédonie) est un appel à ne jamais baisser les bras.
Poème en langue drehu, “Ekölö ini nënë” évoque l’abus d’alcool.

L’identité / l’autre :
Le fleuve rhizomes
Paul Wamo propose aux spectateurs, dans la dernière partie du concert, de le suivre sur le fleuve qu’il appelle Rhizomes, un mot qui se définit par “racines horizontales”. Avec “Noir, Noir” il dénonce les préjugés :
“Je suis noir et même plus que noir, pas juste noir ni seulement noir”.
“Désaliénation” est un réquisitoire contre les étiquettes qui cherchent à définir l’Autre.
À travers la lecture d’un extrait du livre “Peau noire, masques blancs” de Frantz Fanon, Paul Wamo pose la question de l’altérité.
Enfin, l’artiste résume sa pensée “rhizome” en slamant sur un rock entraînant : « Je rhizome, racine à l’horizontale, à l’envers des étiquettes, déchireur de cartes postales ».


L’équipe scénique
Paul Wamo (slam)
Ulrich Wolters (machines, clavier, saxophone, flûte, choeur)
Christophe Isselée (guitare, choeur)
La création
Texte : Paul Wamo
Musique : David Leroy, Paul Wamo, Ulrich Wolters, Wim Welker, Simon Chenet
Direction musicale : Ulrich Wolters
Mise en scène : Juliette Solal

« Ma langue 
Flirte avec l’oubli
Valse avec l’Univers
S’évadant des hypothèses
Pour embrasser à pleine bouche
Les lèvres hypocrites de la Lumière »

Extraits de « Le pleurnicheur »
Editions L’herbier de Feu